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Nul ne sait comment on aurait réagi à Munich, en 1933, devant le théâtre de l’abjection. C’est bien le parti pris de ce récit, raconté à la première personne, qui situe le narrateur face à son œuvre : le portrait d’une enfant instrumentalisé qu’il destine aux autorités nazies. Loin d’être un sympathisant, il épouse pourtant la veulerie de son temps. Le huis-clos que crée dans son premier roman Stéphane Velut, un neurochirurgien de 50 ans, met forcément mal à l’aise ; il engage le lecteur sur de fausses pistes, et le fait douter de sa propre perception des choses. (E.A.) Cadence, de Stéphane Velut
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