FLUX4 RADIO - la radio offshore

La paternité impitoyable

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Après La jeune fille et les loups, Gilles Legrand revient avec son nouveau film Tu seras mon fils, on y retrouve Lorànt Deutsch en fils rabaissé par son père interprété par Niels Arestrup. Nous avons rencontré Gilles Legrand accompagné de Nicolas Bridet, ce nouvel acteur à l’avenir prometteur, pour nous parler plus en détails du film dont la sortie est prévue le 24 août prochain.

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Norwegian Wood : exubérance et folie saine

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Nous rencontrons Tran Anh Hung une fin de journée, dans un grand hôtel strasbourgeois ; assis dans une salle nébuleuse, il nous raconte avec ferveur son adaptation du roman éponyme de Murakami. On retrouve en lui cette sensibilité qui lui est personnelle dans la traduction de ce chef d’oeuvre littéraire, une mélancolie qu’il transmet naturellement dans un témoignage d’une sombre beauté. Admiration et sincérité.



Vous avez adapté le roman de Haruki Murakami, Norwegian Wood (La Ballade de l’impossible). À la lecture, vous avez dit y avoir vu une forme cinématographique pleine de promesses sur la base d’un matériau spécifique.

Je crois que ce qui est important, c’est le sentiment d’intimité créé entre le livre et le lecteur. Avoir ce degré-là d’intimité avec un livre, c’est quelque chose qui ne m’était jamais arrivé avant. C’est comme si en quelque sorte, le livre me reconnaissait. Il y a certains livres qui sont tellement toxiques que vous avez cette sensation qu’il font remonter le poison contenu en vous, et ça jusqu’à l’étouffement. C’est probablement lié à sa façon d’écrire. Il a un mécanisme que je n’arrive pas vraiment à décrire, il n’aime pas les phrases brillantes ni la virtuosité ; il déplie patiemment les recoins de l’âme et on se demande jusqu’où il va aller. C’est quelque chose qui nous pénètre et éveille la noirceur qui est en vous. Ça, c’est vraiment merveilleux.

Vous vous imposez une forme de distance par rapport au récit même si de temps en temps la position du narrateur à la première personne apparaît. Pour le lecteur, la réaction n’est pas la même que pour le spectateur du film. Etait-ce un parti pris dès le départ ?

Il y a plusieurs réponses à ça. D’abord, il y a l’idée d’une structure naturelle que donne le livre, c’est la construction en flash back. En faisant cela, le passé influe sur le présent. Or, dans le livre, il n’y a rien dans le présent, juste une voix. Il aurait fallu que j’invente des actions dans le présent, ce qui est absurde dans la mesure où le livre est déjà bien trop riche pour faire deux heures de film. Et cette construction-là, je ne l’aime pas, elle donne un rythme que le spectateur connaît trop bien. D’autre part, je voulais aussi montrer ce drame dans la fraîcheur de l’instant et de la blessure. Je voulais éviter avec ces allers-retours de donner plus un sentiment de nostalgie que de mélancolie. La nostalgie c’est en quelque sorte un bon souvenir du passé tandis que la mélancolie c’est la conscience soudaine qu’on a définitivement perdu quelque chose qu’on aurait dû vivre, et que cette occasion-là est manquée pour toujours. La mélancolie est beaucoup plus précieuse à mon goût. De là découle un sentiment extrêmement poignant de l'existence. C’est quelque chose de merveilleux dans le livre que je ne pourrais pas obtenir en faisant ce travail de flash back.

La langueur, la mélancolie naissent de ce jeu sur le temps, ralenti, parfois accéléré... Cette question du rythme, du tempo, semble essentielle dans votre approche. Les saisons sont marquées, on est dans des instants qui durent presque indéfiniment. Était-ce une volonté de faire durer ces instants ?

Oui, parce qu’il y a une forme de suspension dans le livre. C’est lié au fait que Watanabe découvre son premier amour et vit un moment exceptionnel avec Naoko. On s’imagine l’intensité des sentiments qui disparaissent immédiatement. Quelque part, sa vie est mise en suspens, il n’arrive pas à comprendre et le rythme de sa respiration a changé depuis qu’elle a disparu. Il fallait retranscrire à l’écran de manière purement physique, à la fois les impacts physiques et psychologiques. Je préfère perdre un peu le spectateur mais que celui-ci ressente mes films émotionnellement et physiquement, et pas seulement intellectuellement. Et ça n’est possible que parce qu’on travaille le matériau spécifique de cet art. Par exemple, à la fin du film, lorsque Watanabe fait l’amour avec Reiko, il lui rend sa sexualité et lui permet de recommencer une nouvelle vie. Après cette séquence d’amour, qui exprime un sentiment de réconciliation, on voit Watanabe debout dans un arbre, Naoko au pied de l’arbre et Reiko accroupie au bord de l’eau. En voyant cette séquence-là, on ressent une forme d’amitié supérieure qui naît entre les personnages : ils se réconcilient à la vie. Et ce sentiment-là, quelles que soient vos origines et votre sensibilité, même sans comprendre, vous le ressentirez à coup sûr. C’est dans ce sens que je parle de langage cinématographique. Mener une dissertation sur un thème, une histoire c’est facile, mais seul le travail spécifique sur le langage de l’art, sur l’expression, peut provoquer des choses aussi fortes et mystérieuses.

Ce qui peut surprendre, c’est la trivialité de certaines situations. Sans être forcément choqué, il y a quelque chose d’inédit au cinéma dans le propos très direct, notamment des personnages féminins, très volontaires, en ce qui concerne leurs intentions sexuelles.

Il faut que je sois fidèle à cette idée-là puisqu’elle émane du livre, elle est relative à l’histoire. Une adaptation se doit d’y ressembler, c’est comme faire un portrait, s’il ne ressemble pas à la personne, on est mal !

Vous avez travaillé avec Jonny Greenwood de Radiohead qui a livré une bande-son magistrale, notamment pour la scène de deuil.

Un moment absolument magnifique ! Moi je m’entête à dire que cette scène ne pourrait pas exister sans cette musique.

Comment la rencontre s’est-elle faite ?

Avec Jonny ? L’histoire est amusante ! J’ai vu évidemment There will be blood, et écouté la musique qu’il avait composée pour le film ; c’était quelque chose de nouveau à mes oreilles, il fallait que je travaille avec lui. Dans ce film, l’enjeu était de transmettre la beauté d’une forme de noirceur et seul Greenwood, pouvait le faire. Je n’utilise pas la musique pour créer une émotion, mais pour renforcer celle-ci. Profitant d’un concert qu’il donnait à Tokyo, je l’ai rencontré et il a accepté de faire la musique pour le film. Quelques mois plus tard, il m’envoie un mot et il me dit que Thom Yorke voudrait retourner en studio pour enregistrer avec Radiohead. Il devait évidemment retourner à ce qu’il était initialement, c’est-à-dire un membre d’un groupe. Dépité mais tenace, j’ai commencé à tourner le film et au moment du montage, j’ai essayé la musique de There will be blood. J’ai alors repris contact avec lui en lui disant qu’il fallait absolument qu’il fasse la musique de mon film. Là, il me répond : « T’es complètement fou, qu’est-ce que cette musique d’Irlandais à avoir avec ton film japonais ? ». Après lui avoir envoyé le film, il me propose un sextette de corde et me promet qu’il prendra le temps d’enregistrer quelque chose. J’ai immédiatement accepté. Mais après plusieurs essais, il me dit : « Oh non, là il faut carrément l’orchestre ! »

Parlez-nous de votre collaboration...

Le travail avec lui était d’une très grande simplicité. Techniquement, il m’a envoyé des extraits de sons qu’il avait enregistrés pour qu’on se mette d’accord sur la couleur sonore, la texture. Ensuite, il composait de son côté. Je ne voulais rien savoir, et découvrir la musique une fois qu’elle était enregistrée. Puis j’ai cherché à associer les images à la musique. Lors de la scène du deuil au bord de la mer, sa musique est absolument étonnante. Il faut être tellement humble pour accepter l’idée que les vagues viennent bouffer sa propre musique.

Dans cette bande-son, vous accordez une place particulière, à côté des Beatles et des Doors, au groupe allemand Can. Quelles sont les raisons de ce choix ?

C’est Greenwood ! Dans le livre, il y a beaucoup de références à la musique, mais elles n’ont pas le degré émotionnel de cette histoire. La seule musique qui transmettait cette émotion c’était celle des Doors. Initialement, j’avais cinq ou six morceaux du groupe, puis Greenwood arrive et me propose d’aller voir du côté de Can, que je ne connaissais pas. En écoutant bien, c’était le son de ces années-là, mais en beaucoup plus moderne et en bien moins connu, ce qui a apporté plus d'authenticité à ce qui se passe entre les personnages. Je pense qu’en utilisant une musique trop connue, certains risquent de tomber dans la nostalgie.



Par Emmanuel Abela et Gabrielle Awad / Photos : Stéphanie Linsingh

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Waut Koeken, L’Orient de l’âme

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À l’évocation de Mozart, le visage de Waut Koeken s’illumine. Au détour des couloirs de l’OnR, le jeune metteur en scène de
L’Enlèvement au Sérail partage son enthousiasme pour l’œuvre du compositeur autrichien. Un émerveillement immuable et contagieux qui culmine au moment de la présentation en avant-première de la scène.

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Mickaël Labbé, Les faits à l’épreuve

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Sa silhouette ne passe pas inaperçue quand on le voit évoluer aux côtés des Original Folks, de Roméo et Sarah ou Marxer. Mickaël Labbé porte sa basse avec une conviction qui resitue l’importance de cet instrument créateur de volumes. Avec Unfair To Facts, il se lance dans un projet solo qui séduit d’emblée.

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AaRON, sous influence visuelle

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Depuis l’incontournable U-turn, AaRON continue paisiblement sa route sur le chemin du succès. Sans tomber dans le travers des excès de vitesse, Simon Buret et Olivier Coursier ont sorti leur deuxième album en octobre 2010 et demeure un duo délicat et passionné.

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Ma part du gâteau, social mais pas militant

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Le dernier film de Cédric Klapisch, Ma part du gâteau, donne la parole aux ouvriers. Gilles Lellouche, en trader overbooké, embauche une femme de ménage (Karin Viard), qui va lui apprendre ce qu'elle sait de la vie. Nous avons rencontré le réalisateur et l'acteur dans l'ambiance tamisée de l'hôtel Régent à Strasbourg. Quand l'humour flirte avec la gravité.

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Stéphanie Chuat et Véronique Reymond, la vie en dehors des murs de La petite chambre

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En abordant le sujet très actuel du vieillissement de la population, Stéphanie Chuat et Véronique Reymond nous proposent une leçon de vie et nous rappellent l’importance des relations humaines. Rencontre avec l’enthousiasme des deux réalisatrices.

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Nikola Karabatic, l’extra-terrestre terriblement humain

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A 26 ans, l’arrière de l’équipe de France de handball a tout gagné. Tout. Il fait partie de la génération dorée des Bleus, celle des Experts, champions d’Europe, champions du monde, champions olympique. Derrière ce joueur d’exception, élu meilleur joueur du monde, se cache en fait un jeune homme d’une simplicité confondante. En dehors des parquets, le natif de Nis (Serbie) qui fait craquer ces dames, redevient un homme. Et ça, c’est plutôt rassurant.

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Nos résistances, l'ultime part d'humanité

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La Résistance a été l’occasion de bien des réalisations au cinéma, mais peut-être n’a-t-elle jamais été montrée avec l’intimité de Nos Résistances de Romain Cogitore. Rencontre avec le jeune réalisateur alsacien et son acteur principal, François Civil.

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The Dø et Marianne Maric, plaisir organique !

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Avec un second album et une nouvelle tournée, c’est le temps de la confirmation pour The Dø. À l’occasion de l’exposition que leur consacre Marianne Maric à La Boutique, à Strasbourg, Olivia Merilahti et Dan Levy reviennent sur une méthode qui accorde sa place au visuel.

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Peter Knapp, l'image au présent


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La galerie Stimultania consacre une exposition à Peter Knapp à travers les axes du cinéma et du mouvement. Un parcours en diagonale dans l'œuvre foisonnante de ce photographe, graphiste, peintre, cinéaste et vidéaste suisse, véritable touche-à-tout agissant.

Soixante dix-neuf. Il faut se le répéter et aller jusqu'à l'écrire pour se persuader qu'il s'agit bien de l'âge de Peter Knapp. Parce que rencontrant l'artiste pour évoquer son exposition à la galerie Stimultania, on a le sentiment d'être face à un jeune homme. Comme si toute sa trajectoire, de ses études à l'École des Arts Décoratifs de Zurich, à son poste de directeur artistique aux Galeries Lafayettes (1955-1959), puis au magazine Elle (1959-1966), ajoutée à ses parcours de photographe, de cinéaste et à ses activités d'enseignement et d'édition n'avaient jamais entamé sa passion et sa curiosité. C'est au sortir d'une discussion stimulante embrassant divers sujets, des piliers endommagés du centre Pompidou-Metz à l'anecdote sur l'arrivée à l'écriture de Marc Lévy, ou à l'incursion de la photographie aux Galeries Lafayettes, qu'on saisit mieux Peter Knapp. Prolongeant Susan Sontag qui disait qu'« Écrire sur la photographie, c'est écrire sur le monde », on oserait avancer que photographier, c'est être présent au monde. Et que cette présence passionnée doublée d'une acuité et d'un regard critique permanents, si Peter Knapp les doit en partie à sa pratique, il ne cesse de nourrir celle-ci en retour. Rencontre inouïe au premier étage du Café de Flore, à Paris.

Avez-vous été surpris par le choix des œuvres sélectionnées par les commissaires de l'exposition Knapp ça tourne ! ?

Ayant enseigné pendant douze ans, j'ai toujours eu le sentiment de recevoir autant que de donner. Revoir mon travail avec des choix ignorant ce que je fais actuellement et remontant jusqu'à quarante ans en arrière est une chose très amusante. Celui qui fait est dans ce qu'il fait et n'a pas souvent de regard sur le passé. Il est toujours dans le présent, avec des doutes, peut-être, mais là où se trouve la tête, se trouve le cœur. Mais c'est aussi lié à mon âge : ayant eu beaucoup d'expositions, j'ai compris que lorsque je décide des œuvres, l'exposition prend toujours un peu le même chemin. Là, comme ce sont des personnes d'une autre génération que la mienne qui choisissent, le chemin est différent et ce décalage me plaît...

Comment définiriez-vous ce chemin qui est le vôtre ?

Je ne travaille pas sur une œuvre et n'ai donc pas l'idée d'une chose précise. J'ai plus le sentiment d'aller d'essais en essais, d'expériences en expériences. L'histoire n'étant pas séparée de nos vies et de notre création, elle amène d'autres outils avec lesquels je travaille. J'avance plus par curiosité que par égo, où alors je vais voir ce que donne mon égo dans le numérique, dans le film, dans le livre, etc. Mais je ne fais pas cela pour mettre un cadre autour, je préfère qu'il n'y ait pas de cadre autour de mon travail... Au départ, j'étais artiste peintre. Ma vie en France a fait que j'ai été plus connu pour mon travail de graphisme que pour ma peinture. Puis, la photographie est arrivée et a été reconnue comme un art. Subitement être un artiste n'était plus uniquement être un peintre, cela désignait aussi le fait de faire des films, des photographies,... Les choses bougent et l'histoire est importante dans nos parcours.

L'exposition vous amène-t-elle à jeter un regard différent sur certains de vos travaux antérieurs ?

Pas tellement. Je suis rarement satisfait de ce que je fais dans le temps présent. Il faut que le temps passe pour que j'accepte mon travail. Sur le temps présent il y a toujours un décalage entre l'imagination et le résultat et je n'arrive jamais à faire mieux que ce que j'imagine. Quand les choses ont vécu dans le temps, la comparaison avec le travail des autres m'aide à les accepter. À leur donner une certaine valeur.

Est-ce pour cela que vous faites de la photographie, art permettant la captation du temps présent ?

Je ne fais pas de la photographie, je fais de l'image. Si je dessine, photographie, filme, mets en page un livre, tout cela relève pour moi de la communication visuelle. Ce n'est pas parce que je sais peindre que je peins, parce que je sais photographier que je photographie. C'est parce qu'un ciel bleu est crédible en photo que je le photographie plutôt que de le peindre. Ce n'est pas l'outil qui me mène, c'est plutôt l'imaginaire qui me mène à l'outil. En même temps, le souci d'authentification n'est pas important pour moi et j'aime beaucoup cette phrase de Picasso « Quand je n'ai pas de bleu, je mets du rouge ».

Le principe de la commande est une tradition dans l’Histoire de l’art. D’évoluer dans un cadre, ça semble vous plaire…

Dans le fond, je suis artiste, mais je souffre souvent. Vous savez, récemment, j’ai eu plusieurs expositions personnelles, mais je n’ai quasiment rien fait de nouveau, si ce n’est une ou deux petites choses qui m’ont satisfait. Or, j’ai eu un coup de téléphone d’un PDG de Londres et qui m’a dit : « Ecoutez, j’ai vu votre exposition à Hyères [à la Tour des Templiers, ndlr], et j’ai découvert que vous faisiez des choses totalement décomposées-recomposées. Moi, je suis Pringle Of Scotland, je fais des pull-overs traditionnels depuis 150 ans. Est-ce que vous voulez bien faire un truc pour moi ? » J’étais absolument ravi ! Il m’a sorti du trou. Je devais regarder des pulls et trouver une idée. Il m’a laissé une liberté totale, et du coup j’ai fait 10 images sur commande que je serai capable d’exposer dans une galerie. Avoir un sujet, une date, un format, je trouve ça excitant ! La commande, ça vous sort du doute. Oui, ça vous sort de l’angoisse… Je raconte souvent à mes élèves l’anecdote concernant Jean-Luc Godard et Le Mépris. J’aimerais vraiment croire que c’est vrai... Lorsque Godard a montré Le Mépris à son producteur Carlo Ponti, ce dernier lui aurait dit : « Jean-Luc, ton film est très bien, mais tu ne t’imagines tout de même que je te paie Brigitte Bardot, sans que tu montres son cul dans ton film ! » Godard rappelle Bardot et lui dit : « Il faut que tu reviennes ! Je dois filmer ton cul dans toutes les couleurs ! » Cette scène ouvre le film, elle est celle qu’on retient. Godard a su réinterpréter la critique et trouver la solution. Il faut être suffisamment libre pour introduire des choses positives, même si la contrainte est imposée.


Par Caroline Châtelet et Emmanuel Abela / Photo : Jean-Philippe Senn
Entretien réalisé pour le numéro hors-série #5 de Novo
, Peter Knapp by Novo

KNAPP ÇA TOURNE !, exposition, du 21 janvier au 3 avril à la Galerie Stimultania à Strasbourg

www.stimultania.org, 03 88 23 63 11



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