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Coffret 4DVD de Franck Borzage

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Si son nom nous est moins familier que les maîtres Griffith ou Murnau, Frank Borzage n’en reste pas moins l’un des réalisateurs les plus importants de la première moitié du XXe siècle. Ce travailleur insatiable connaît ses premiers succès au début des années 20, mais c’est avec L’Heure Suprême (1927) qu’il s’impose comme l’un des dignes représentants du mélodrame cinématographique américain. Pour cette sublime romance qu’il situe dans le Paris de la Première Guerre mondiale, il n’hésite pas à mêler de réelles préoccupations sociales à une vision spirituelle et hautement poétique qui a un impact considérable sur les artistes surréalistes. Avec Janet Gaynor et Charles Farrell, le couple qu’il a constitué pour l’occasion, il multiplie les succès – L’Ange de la rue (1928) et Lucky Star (1929) – avant d’explorer des voies encore plus sensuelles avec La Femme au Corbeau (1929). On suppose que cette première série de rééditions en DVD en appelle d’autres, les chefs d’œuvre des années 30. (E.A.)

De Franck Borzage - Carlotta


When you're strange, de Tom Dicillo

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Loin du chef d’œuvre annoncé par le battage médiatique du printemps dernier, ce joli travail de montage présente cependant le mérite d’offrir une biographie des Doors complète et cohérente. Sur la base d’un riche matériau documentaire qu’il mêle à HMY, An American Pastoral – une vaine tentative cinématographique de Jim Morrison en 1969 –, Tom DiCillo arrive à nous raconter quelque chose de nouveau autour de l’icône déchue : au-delà du génie, au-delà de la folie, une profonde détresse artistique qui conduit à l’autodestruction. (E.A.)

De Tom Dicillo - MK2


L'aurore / City Girl, de F.W. Murnau

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L’Aurore (Sunrise, 1927) est le premier film américain du réalisateur allemand F.W. Murnau qui révèle Janet Gaynor, une jeune actrice découverte par Frank Borzage – elle tournait L’Aurore en journée et L’Heure Suprême en soirée ! Ce joyau du patrimoine cinématographique mondial constitue une forme d’apogée pour le réalisateur allemand qui bénéficiait de moyens considérables. Pour François Truffaut, était tout simplement le « plus beau film du monde ». Là – comble de bonheur –, il fait l’objet d’une première restauration HD dans deux versions différentes, avec accompagnement mono d’origine et nouvel accompagnement musical stéréo. À signaler la réédition de City Girl (1929) avec lequel L’Aurore est couplé pour constituer un magnifique coffret. (E.A.)

De F.W. Murnau - Carlotta


Nuits blanches, de Luchino Visconti

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Inspirée de Dostoïevski mais considérée comme une œuvre mineure, Nuits Blanches de Luchino Visconti reste une curiosité qui se bonifie avec le temps. Si Visconti souhaitait revenir à un film simple, hors des reconstitutions exorbitantes tel Senso qu’il venait de réaliser, il choisit néanmoins les « yeux les plus chers de l’histoire du cinéma » de l’époque (Maria Schell) pour accompagner Marcello Mastroianni. La passion brûlante au cœur de ce film est habillée des désirs stylistiques à contrepied de ceux habituellement manifestés par le cinéaste, loin du néoréalisme avec des décors et des kilomètres de tulle pour une tentative poétique qui confirme son talent indéniable. À redécouvrir. (O.B.)

De Luchino Visconti - Carlotta


L'éventail de Lady Windermere, d'Ernst Lubitsch

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L’Éventail de Lady Windermere adapté d’Oscar Wilde par Ernst Lubitsch en 1925 laisse la parole à la suprématie de l’image si bien que le spectateur oublie qu’il est face à un film muet. Captivante, la manière dont le cinéaste grime la société bourgeoise avec des codes qui posent la « Lubitsch touch » millimétrée, drôle, cynique, et révèlent toute l’élégance du cinéaste dans le choix des costumes et des lieux. Plus encore que May McAvoy (Lady Windermere), c’est la brillante Irène Rich qui est en lumière ici pour le rôle de l’enjôleuse perturbatrice, à la fois sophistiquée et fébrile. Une ode magnifique à l'indépendance des femmes ! (O.B.)

D'Ernst Lubitsch - Éditions Montparnasse


Lionel Rogosin

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Le cinéma indépendant américain ne cesse de livrer ses plus beaux secrets. Ainsi, après Robert Flaherty, c’est au tour de Lionel Rogosin de voir son œuvre rééditée en DVD. À découvrir aujourd’hui les cadrages à la limite de la rupture d’On the Bowery, on comprend l’influence du documentariste sur John Cassavetes. Ce premier long métrage qui date de 1956 constitue un choc. Tourné dans des conditions extrêmes, il mêle admirablement fiction minimale et documentaire sensible : Ray, le personnage principal, se trouve confronté à la réalité de la misère, celle-ci le guette, il est prêt à sombrer. Sans nul doute, Éric Rohmer s’est-il inspiré de cette forme d’errance pour construire la forme de Sous le Signe du Lion quelques années après. Les autres films figurant au menu de ce coffret indispensable, Come back, Africa et Good Times, Wonderful Times, confirment une intransigeance rare. (E.A.)

Coffret 3 DVD Lionel Rogosin – Carlotta

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Les premiers films de Nanni Moretti

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Que tous ceux qui n’ont pas eu la chance de revoir Je suis un autarcique, Ecce Bombo et Sogni d’oro sur grand écran pendant le dernier festival Espoirs en 35mm se précipitent. Nanni Moretti raconte le désarroi d’une génération, celle de la fin des années 70, et à se replonger dans l’ambiance post-68, on mesure à quel point les choses n’ont fait qu’empirer depuis. La dépression s’est généralisée et les utopies sont devenues des objets d’exposition. Heureusement Nanni Moretti est là pour nous aider à en rire et c’est en mettant en abîme ses propres angoisses qu’il raconte la fin des illusions collectives, bien avant l’avènement du berlusconisme. (P.S.)
Editions Montparnasse

Mystères d'archives, de Serge Viallet

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L’histoire, ça tient à des détails et pour qui sait regarder, une image d’archive filmée devient vite passionnante. C’est tout à fait par hasard, que nous avons découvert la série de films documentaires de Serge Viallet sur Arte, et il faut dire que la fascination a été immédiate. Que ce soient le crash du Hindenburg en 1937, les essais atomiques à Bikini en 1948, la tournée de Marilyn Monroe en Corée en 1954, les funérailles de John F. Kennedy en 1963, l’information historique prend une dimension nouvelle : l’image est scrutée, découpée, recadrée avec des effets graphiques subtiles qui la révèlent comme jamais elle n’a été révélée à la télévision. (E.A.)
De Serge Viallet – Arte Editions

Douglas Sirk : Les mélodrames allemands

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Après les mélos américains des années 50, Carlotta réunit quatre films de la période allemande de Douglas Sirk lorsqu'il œuvrait encore sous le nom de Hans Detlef Sierck pour la UFA, à la fin des années 30. Loin de toute idéologie, Hans façonne ainsi l'armature d'un style concentré sur un personnage féminin au destin déchiré et enrobé de musique signifiante (« mélo-musique » et « drame »). Paramatta, bagne des femmes et La Habanera culminent en ce sens tant le cinéaste avait trouvé en Zarah Leander une muse véritable. Le succès des films en 1937 portera d'ailleurs l'actrice suédoise à une carrière d'égérie du cinéma nazi. Au même moment, Hans avait fait ses valises. (O.B.)
Coffret 3 DVD – Carlotta Films

Autour de Fernando Pessoa, de Fabrice Radenac et Alain Epo

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Le Livre de l’intranquillité de Fernando Pessoa est le récit du désenchantement du monde, mais aussi de l’affirmation que la vie n’est rien si l’art ne vient lui donner un sens. Le coffret Autour de Fernando Pessoa rassemble deux DVD et un CD. Pour Pessoa, l’intranquillité Fabrice Radenac a filmé une lecture du Livre de l’intranquillité par le comédien Frédéric Pierrot accompagné à la batterie par Christophe Marguet. La rumeur d’un monde de Alain Epo donne la parole au comédien et au batteur, mais aussi à Robert Bréchon qui a dirigé la publication des œuvres de Pessoa chez Christian Bourgois. Une version audio de Pessoa, l’intranquillité permet de s’immerger dans le livre de Pessoa de manière encore plus intime. (P.S.)

De Fabrice Radenac et Alain Epo – Artofilms

 

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