FLUX4 RADIO - la radio offshore

Woima Collective, Tezeta

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Depuis quelques années, les Allemands nous prouvent leur sens du groove. Les Whitefield Brothers sont une émanation des Poets of Rhythms, une formation de Munich à la section de cuivres décapante dont est également issu Johannes Schleiermacher. Ce sax tenor expérimente avec le Woima Collective une approche soul-funk inspiré par les rythmes éthiopiens du maître Mulatu Astakte et de tous les sons qu’il a amassés sous la forme de K7 lors de ses nombreuses excursions en Afrique du Nord : il en résulte une sélection d’instrumentaux afro-jazz que n’aurait pas renié en son temps le grand Art Ensemble of Chicago. (E.A.)

Tezeta - Kindred Spirits


The Apartments, Drift

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Le parcours de ce groupe australien vaut à lui seul un roman : formé par Peter Milton Walsh en 1979 dans un style qui annonçait Orange Juice ou Everything But The Girl, il n’a cessé de vivre de ses séparations et reformations à intervalles réguliers, obtenant un vrai succès d’estime, notamment en France où il est devenu culte avec l’album Drift.

À la manière de ses compatriotes Go-Betweens ou Ed Kuepper, ce songwriter surdoué se distinguait par une forme de mélancolie pop dont on ne soupçonnait alors plus l’existence. Ce disque publié en 1992, demeuré longtemps introuvable, reste aujourd’hui l’un des joyaux intemporels qui émaillent l’histoire de la musique. (E.A.)

Drift – Riley / Talitres

Arlt, La Langue

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Il faut sans doute remonter aux années 70 pour retrouver une telle liberté de ton en langue française. Si le Velvet Underground est invoqué comme l’une des références possibles pour Arlt, peut-être les premiers albums de Brigitte Fontaine peuvent-ils nous renseigner sur cette approche terrienne d’une chanson française sublime et incertaine.

Eloïse Decazes et Sing Sing testent des formes sèches, parfois dissonantes et avant-gardistes, tout en s’accordant des tentatives folk aériennes à la manière du groupe The Incredible String Band : ils mêlent leurs voix avec bonheur et inventent une langue nouvelle. (E.A.)

La Langue - Almost Musique


Sufjan Stevens, The Age Of Adz

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Tant pis : Sufjan Stevens ne poursuivra pas le projet fou, mais si beau, de consacrer un album à chacun des États des USA. Consolons nous car l'Américain enchaîne un EP bien garni et de toute beauté (All Delighted People), puis cet album, The Age of Adz, ébouriffant. Envolée la pop pastorale à base de banjo : Sufjan revient d'humeur electro, et ose l’usage de l'« autotune ». Le voici au sein de contrées déjà fréquentées par l'un de ses « concurrents » directs : Owen Pallett.

Mais loin de l'opéra electro composé par le canadien sur le sublime Heartland, Stevens se démène sur des mélodies complexes, et offre un album torturé, paraît-il en écho à ses propres tourments, et inspiré de l'œuvre de l'« outsider artist » Royal Robertson. À l'image de l'épique dernier titre Impossible Soul, l'orfèvre pop nous livre un album foisonnant, parfois perturbant, mais comme souvent, extrêmement touchant. (M.R.)

The Age Of Adz - Asmatic Kitty / Differ-ant


Nos résistances, de Romain Cogitore

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Juillet 1944 ; comme chaque été, des amours pures et pleines d’un désir absolu naissent dans le cœur de ceux qui grandissent la fleur au fusil. Nos Résistances n’est pourtant pas un énième teen-movie. Ni un film sur la Seconde Guerre Mondiale.

En résistant à l’appel de la facilité, Romain Cogitore se risque à proposer un premier long métrage audacieux. François a dix-neuf ans, il tombe amoureux et son désir premier est de faire l’amour. En dehors du microcosme sentimental qu’il se crée petit à petit, la Résistance se met en place. Bien qu’il soit dispensé du STO par son statut de secouriste, il n’échappe pas à l’époque qui le voit grandir et rejoint, par la force des choses, le Maquis.

De l’amour, de l’amitié, du hasard, de l’histoire, des rires et de la violence ; un imbroglio de sentiments bien mené.

Sur fond de hip-hop, avec quelques anachronismes langagiers, ce premier long métrage de Romain Cogitore dirige le spectateur avec autant de rythme que de véracité. Face aux armes pour la vie que se forge le protagoniste du film à coup d’obstacles et d’obstructions, difficile de résister au talent et à la justesse des thèmes abordés ; chacun peut s’y reconnaître et tout le monde peut y déposer ses armes pour se rappeler que, pour tout un chacun, la fin de l’adolescence s’avère être une première résilience contre laquelle il ne faut pas faire de résistance.

Sophie Ruch

Un film de Romain Cogitore avec François Civil et Jules Sitruk Shellac Distribution

Rencontre avec Romain Cogitore et François Civil paru dans Novo #12

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Nos résistances, l'ultime part d'humanité

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La Résistance a été l’occasion de bien des réalisations au cinéma, mais peut-être n’a-t-elle jamais été montrée avec l’intimité de Nos Résistances de Romain Cogitore. Rencontre avec le jeune réalisateur alsacien et son acteur principal, François Civil.

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The Dø et Marianne Maric, plaisir organique !

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Avec un second album et une nouvelle tournée, c’est le temps de la confirmation pour The Dø. À l’occasion de l’exposition que leur consacre Marianne Maric à La Boutique, à Strasbourg, Olivia Merilahti et Dan Levy reviennent sur une méthode qui accorde sa place au visuel.

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Peter Knapp, l'image au présent


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La galerie Stimultania consacre une exposition à Peter Knapp à travers les axes du cinéma et du mouvement. Un parcours en diagonale dans l'œuvre foisonnante de ce photographe, graphiste, peintre, cinéaste et vidéaste suisse, véritable touche-à-tout agissant.

Soixante dix-neuf. Il faut se le répéter et aller jusqu'à l'écrire pour se persuader qu'il s'agit bien de l'âge de Peter Knapp. Parce que rencontrant l'artiste pour évoquer son exposition à la galerie Stimultania, on a le sentiment d'être face à un jeune homme. Comme si toute sa trajectoire, de ses études à l'École des Arts Décoratifs de Zurich, à son poste de directeur artistique aux Galeries Lafayettes (1955-1959), puis au magazine Elle (1959-1966), ajoutée à ses parcours de photographe, de cinéaste et à ses activités d'enseignement et d'édition n'avaient jamais entamé sa passion et sa curiosité. C'est au sortir d'une discussion stimulante embrassant divers sujets, des piliers endommagés du centre Pompidou-Metz à l'anecdote sur l'arrivée à l'écriture de Marc Lévy, ou à l'incursion de la photographie aux Galeries Lafayettes, qu'on saisit mieux Peter Knapp. Prolongeant Susan Sontag qui disait qu'« Écrire sur la photographie, c'est écrire sur le monde », on oserait avancer que photographier, c'est être présent au monde. Et que cette présence passionnée doublée d'une acuité et d'un regard critique permanents, si Peter Knapp les doit en partie à sa pratique, il ne cesse de nourrir celle-ci en retour. Rencontre inouïe au premier étage du Café de Flore, à Paris.

Avez-vous été surpris par le choix des œuvres sélectionnées par les commissaires de l'exposition Knapp ça tourne ! ?

Ayant enseigné pendant douze ans, j'ai toujours eu le sentiment de recevoir autant que de donner. Revoir mon travail avec des choix ignorant ce que je fais actuellement et remontant jusqu'à quarante ans en arrière est une chose très amusante. Celui qui fait est dans ce qu'il fait et n'a pas souvent de regard sur le passé. Il est toujours dans le présent, avec des doutes, peut-être, mais là où se trouve la tête, se trouve le cœur. Mais c'est aussi lié à mon âge : ayant eu beaucoup d'expositions, j'ai compris que lorsque je décide des œuvres, l'exposition prend toujours un peu le même chemin. Là, comme ce sont des personnes d'une autre génération que la mienne qui choisissent, le chemin est différent et ce décalage me plaît...

Comment définiriez-vous ce chemin qui est le vôtre ?

Je ne travaille pas sur une œuvre et n'ai donc pas l'idée d'une chose précise. J'ai plus le sentiment d'aller d'essais en essais, d'expériences en expériences. L'histoire n'étant pas séparée de nos vies et de notre création, elle amène d'autres outils avec lesquels je travaille. J'avance plus par curiosité que par égo, où alors je vais voir ce que donne mon égo dans le numérique, dans le film, dans le livre, etc. Mais je ne fais pas cela pour mettre un cadre autour, je préfère qu'il n'y ait pas de cadre autour de mon travail... Au départ, j'étais artiste peintre. Ma vie en France a fait que j'ai été plus connu pour mon travail de graphisme que pour ma peinture. Puis, la photographie est arrivée et a été reconnue comme un art. Subitement être un artiste n'était plus uniquement être un peintre, cela désignait aussi le fait de faire des films, des photographies,... Les choses bougent et l'histoire est importante dans nos parcours.

L'exposition vous amène-t-elle à jeter un regard différent sur certains de vos travaux antérieurs ?

Pas tellement. Je suis rarement satisfait de ce que je fais dans le temps présent. Il faut que le temps passe pour que j'accepte mon travail. Sur le temps présent il y a toujours un décalage entre l'imagination et le résultat et je n'arrive jamais à faire mieux que ce que j'imagine. Quand les choses ont vécu dans le temps, la comparaison avec le travail des autres m'aide à les accepter. À leur donner une certaine valeur.

Est-ce pour cela que vous faites de la photographie, art permettant la captation du temps présent ?

Je ne fais pas de la photographie, je fais de l'image. Si je dessine, photographie, filme, mets en page un livre, tout cela relève pour moi de la communication visuelle. Ce n'est pas parce que je sais peindre que je peins, parce que je sais photographier que je photographie. C'est parce qu'un ciel bleu est crédible en photo que je le photographie plutôt que de le peindre. Ce n'est pas l'outil qui me mène, c'est plutôt l'imaginaire qui me mène à l'outil. En même temps, le souci d'authentification n'est pas important pour moi et j'aime beaucoup cette phrase de Picasso « Quand je n'ai pas de bleu, je mets du rouge ».

Le principe de la commande est une tradition dans l’Histoire de l’art. D’évoluer dans un cadre, ça semble vous plaire…

Dans le fond, je suis artiste, mais je souffre souvent. Vous savez, récemment, j’ai eu plusieurs expositions personnelles, mais je n’ai quasiment rien fait de nouveau, si ce n’est une ou deux petites choses qui m’ont satisfait. Or, j’ai eu un coup de téléphone d’un PDG de Londres et qui m’a dit : « Ecoutez, j’ai vu votre exposition à Hyères [à la Tour des Templiers, ndlr], et j’ai découvert que vous faisiez des choses totalement décomposées-recomposées. Moi, je suis Pringle Of Scotland, je fais des pull-overs traditionnels depuis 150 ans. Est-ce que vous voulez bien faire un truc pour moi ? » J’étais absolument ravi ! Il m’a sorti du trou. Je devais regarder des pulls et trouver une idée. Il m’a laissé une liberté totale, et du coup j’ai fait 10 images sur commande que je serai capable d’exposer dans une galerie. Avoir un sujet, une date, un format, je trouve ça excitant ! La commande, ça vous sort du doute. Oui, ça vous sort de l’angoisse… Je raconte souvent à mes élèves l’anecdote concernant Jean-Luc Godard et Le Mépris. J’aimerais vraiment croire que c’est vrai... Lorsque Godard a montré Le Mépris à son producteur Carlo Ponti, ce dernier lui aurait dit : « Jean-Luc, ton film est très bien, mais tu ne t’imagines tout de même que je te paie Brigitte Bardot, sans que tu montres son cul dans ton film ! » Godard rappelle Bardot et lui dit : « Il faut que tu reviennes ! Je dois filmer ton cul dans toutes les couleurs ! » Cette scène ouvre le film, elle est celle qu’on retient. Godard a su réinterpréter la critique et trouver la solution. Il faut être suffisamment libre pour introduire des choses positives, même si la contrainte est imposée.


Par Caroline Châtelet et Emmanuel Abela / Photo : Jean-Philippe Senn
Entretien réalisé pour le numéro hors-série #5 de Novo
, Peter Knapp by Novo

KNAPP ÇA TOURNE !, exposition, du 21 janvier au 3 avril à la Galerie Stimultania à Strasbourg

www.stimultania.org, 03 88 23 63 11



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Somewhere, de Sofia Coppola

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Somewhere, de Sofia Coppola

Les films de Sofia Coppola sont similaires à la contemplation que l'on expérimente à l'accoutumée dans les musées. Statique, on s'installe, on observe chaque recoin puis c'est l'ensemble qui nous rattrape.

Dans ses trois premiers films, la benjamine de la famille Coppola s'était abstenue de se dévoiler dans une histoire père-fille. Somewhere est sorti, sans nous révéler un Œdipe mal senti.

Des voitures, de la bière, des strip-teases, de la crème glacée et des cigarettes. Autant d'accessoires qui nous mènent vers une relation d'une profondeur inouïe entre un père et sa fille. Stephen Dorff, en vedette hollywoodienne de tous les vices, et Elle Fanning, dans le rôle d'une enfant presque femme. Ce duo d'acteurs inattendu forme un couple de personnages feutré, en ne faisant qu'effleurer la puissance et l'émotion de Lost in Translation, deuxième long-métrage de Sofia Coppola.

Une conférence de presse en Italie et la question est soulevée : « Who is Johnny Marco ? ». Pas encore adolescente, sa fille lui maintient la tête hors de l'eau. Lorsqu'il l'accompagne, vaguement ennuyé, à son entraînement de patins à glace, il découvre des mouvements gracieux et justes qui le sortent de sa torpeur. Les volants du justaucorps se soulèvent, comme la mini-jupe de la strip-teaseuse, grimée en tenniswomen la veille au soir. Cleo est faite femme par cette seule scène.

Porté dans un univers empreint de pudeur, on voudrait que cette heure et demi dure encore pour atteindre les méandres de l'indicible. A contrario, Sofia Coppola nous donne une impression de facilité en s'obstinant à terminer un film qui mériterait de rester en suspens. Toute la difficulté de l'approche réside dans la dichotomie : si Somewhere est profond, il faut néanmoins le prendre à la légère.

Juliette Pham, Sophie Ruch et Pauline Hofmann

Un film de Sofia Coppola avec Elle Fanning, Stephen Dorff et Chris Pontius – Pathé Distribution

Sofia Coppola, portrait

Il y a l’écume des choses : baptisée à un an devant la caméra de son père dans Le Parrain, la fille de Francis Ford Coppola ne pouvait prétendre à un autre avenir que celui digne d’un des meilleurs scénarios hollywoodien.

Durant sa jeunesse, Sofia Coppola apparaît dans plusieurs films de son père. Diplômée du California Institute of the Arts, elle ébauche une carrière dans la mode et devient l’assistante de Karl Lagerfeld avant de se faire rattraper par sa destinée, le cinéma. En 1998, elle réalise un premier court-métrage, Lick The Star. Un an plus tard, elle réalise Virgin Suicides. Dans ce premier long-métrage à l’esthétisme particulier, Sofia Coppola dépeint l’adolescence avec un cynisme percutant. L’univers particulier de la jeune touche-à-tout la hisse parmi les figures importantes du cinéma.

Cousine de l’acteur Nicolas Cage, ex-épouse du très doué Spike Jonze, ancienne compagne du talentueux Quentin Tarantino, Sofia Coppola a toujours été entourée de personnes ne pouvant que la mener au sommet du septième art, avant de s’éprendre du chanteur de groupe Phoenix, Thomas Mars, père de ses deux filles.

Contrairement à d’autres personnalités davantage reconnues pour leur entourage que par un éventuel talent, Sofia Coppola se distingue : sa réussite est indéniablement une affaire de chance et de famille teintée de pudeur et de sobriété. Particularités qu’elle met en scène dans ses films et particulièrement dans la prouesse cinématographique de Lost In Translation avec Bill Murray et Scarlett Johansson.

L’élégance de son talent tout en discrétion caractérise la plupart de ses réalisations, avec quelques surprises de bon goût. Avec style, elle chausse Kirsten Dunst de Converses dans son film Marie-Antoinette sorti en 2006, réalise un film publicitaire aussi girly que catchy pour le nouveau parfum de la maison Dior, Miss Dior Chérie. Egérie du parfum Marc Jacobs en 2002, créatrice d’une collection capsules de sacs Louis Vuitton, autant de collaborations qui élèvent Sofia Coppola au rang très prisé des it girls.

Bien qu’elle puisse, à juste titre, susciter l’envie, les critiques à son sujet se font rares : l’intemporalité de son talent et la discrétion de son style forcent l’admiration de cette cette new-yorkaise à la tête et à la vie bien remplie.

Sophie Ruch

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Joe Sumner, l'affranchi

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Le chanteur, bassiste de Fiction Plane, surfe sur la nouvelle vague du succès. Propulsé sur le devant de la scène par son père, Sting, Joe Sumner et son groupe volent aujourd’hui de leurs propres ailes, totalement affranchis de la tutelle de The Police, plutôt lourde à porter.

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RADIO ON AIR


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