FLUX4 RADIO - la radio offshore

New-York en Pyjarama de M. Leblond et F. Bertrand

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Un album vraiment original avec cette ancienne technique d’animation, « l’ombro-cinéma ».

A l'aide d'un rhodoïd rayé que l'on déplace sur les pages, les illustrations s’animent, les voitures roulent, les mécanismes se mettent en marche, ça grouille, ça gazouille das les parcs, ...

On découvre alors une ville : New-York, c'est magique !

A découvrir une vidéo de présentation. (SD)

New-York en Pyjarama de Michaël Leblond et Frédérique Bertrand, Les éditions du Rouergue.

La Drôle de maladie de P’tit Bonhomme de Pierre Delye

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La Drôle de maladie de P’tit Bonhomme est un album qui s'inscrit dans le cycle de P'tit bonhomme écrit par Pierre Delye, génial conteur.

Il y a eu la grosse faim de P’tit Bonhomme illustré par Cécile Hudrisier, le P’tit Bonhomme des bois illustré par Martine Bourre, et ce troisième illustré par Irène Bonacina.

L'histoire, celle d'un P’tit Bonhomme tout flagada, qui a attrapé une bien étrange maladie ! D’autant plus étrange que personne ne veut lui dire de quoi il s’agit ! Ni son papa, ni sa maman, ni les grands-de-l’abribus, ni les forains ne lui expliquent ce qu’il a : « P’tit Bonhomme, ta drôle de maladie, on la connaît. On sait ce que tu as, mais c’est un secret et un secret, ça ne se dit pas, ça se découvre ». Allons bon ! À la fois gai et triste, le ventre tout serré, le coeur qui yoyotte et les genoux qui tremblotent, P’tit Bonhomme en a assez ! Il retourne alors là où tout a commencé… dans la clairière où se trouve P’tite Bonnefemme…

C’est drôle, c’est tendre, c’est tout en rondeur, avec ce p’tit bonhomme qui ressemble à une toupie tourbillonnante, qui tente de percer le secret et de comprendre sa drôle de maladie, les couleurs sont acidulées, tel un petit bonbon “Arlequin”... Un vrai régal. (SD)

La Drôle de maladie de P’tit Bonhomme de Pierre Delye, illustré par Irène Bonacina, aux Editions Didier Jeunesse, février 2012.

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Les Lyonnais de Olivier Marchal

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Edmond Vidal, dit Momon, a décidé de tirer un trait sur sa célèbre carrière de bandit. Il a promis à sa femme Janou de rester à ses côtés et de ne plus être mêlé à des affaires douteuses. C’est un homme respectueux aux valeurs simples et universelles. Jusqu’au jour où son ami d’enfance Serge Suttel revient dans sa vie. Celui avec qui il a découvert la prison, et avec qui il a formé le Gang des Lyonnais. Contrairement aux autres, Serge n’a pas totalement changé de vie. De sa jeunesse, Momon retient surtout la loyauté envers ses amis. Alors quand son meilleur ami ré apparaît, le Gang des Lyonnais n’hésite pas à se reformer pour le défendre.

Après 36 quai des Orfèvres et Braquo, Olivier Marchal revient sur l’histoire du Gang des Lyonnais, célèbre pour ses nombreux braquages dans les années 1970 et pour leur légendaire arrestation en 1974. Les flashbacks rythment le film, nous sommes au cœur de l’histoire d’amitié entre Serge et Momon, mais aussi dans l’envers du décor de leurs braquages. Gérard Lanvin incarne à merveille le rôle de Momon, un homme partagé entre son amour pour sa famille, et sa loyauté envers ses amis. Olivier Marchal nous plonge dans une ambiance tsigane, tout en violence, mais aussi avec une certaine tendresse familiale. (A.B.)

Les Lyonnais de Olivier Marchal avec Gérard Lanvin, Tchéky Karyo, et Daniel Duval
Gaumont Distribution

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Cass McCombs, Humor Risk

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Tragi-comique, mystérieux, Cass McCombs ne pose jamais ses valises et explore les parties les plus sombres de sa personnalité. Depuis une dizaine d'années, ses albums diffus font l’équilibre entre folk et rock, toujours étonnants, toujours beaux. Sorti cette année, Wit’s End suit le sillage tortueux de ses grands frères mais offre des arrangements plus orchestrés. Quelques mois plus tard : surprise. Le pendant lumineux de Wit’s End, Humor Risk, reste fidèle à l’artiste mais se veut moins introspectif. Avec ses histoires loufoques, de dealer ou d’“anamour”, il rappelle toujours les frasques rock du Velvet Underground et ses mélodies foutraques. Love Thine Enemy, morceau d’ouverture, très brut, est rattrapé par le folk psychédélique du sublime The Same Thing et du vertigineux To Every Man His Chimera. Un huit titres sans réelle cohérence, fourre-tout, mais ouvrant encore un peu plus l’univers complet de Cass McCombs. Essentiel. (C.B.)

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Sharon Jones & The Dap Kings, Soul Time

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Pour ceux qui en doutent encore : Sharon Jones reste la seule vraie diva de la soul ! Nul gimmick chez elle, ni plan marketing, la musique est vécue comme une nécessité constante, notamment en concert. Justement, Soul Time regroupe des titres destinés à la scène : interprétés avec une incroyable urgence dans des styles variés, raw funk, rhythm’n’blues ou soul jazz, ils laissent l’auditeur littéralement scotché avant de le voir décoller irrésistiblement, comme s’il vivait en temps réel l’expérience conjointe de James Brown, Betty Davis et de George Clinton. Sous les coups de boutoir rythmiques de ce petit bout de femme, les planches s’enflamment et le dancefloor vole en éclats. (E.A.)

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Battant, As I ride with no horse

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Le premier album multipliait les gimmicks post-punk un peu surfaits, mais cette nouvelle tentative séduit par son sens de l’économie. Le minimalisme n’est pas un vain mot, il permet de construire une ligne pop nouvelle, rayonnante mais inconfortable, à la manière des Young Marble Giants en leur temps, la touche électronique en plus. Depuis la disparition tragique de Joel Dever à quelques jours de la sortie du disque, on ne sait ce qu’il adviendra de ce projet. Tout au plus, restera-t-il une poignée de chansons gravées ici pour l’éternité, et sur lesquelles on continuera de danser tout l’hiver sans forcer l’hommage. (E.A.)

Death in Vegas, Trans-Love Energies

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On les avait vus grands, très grands au début des années 2000. Puis, on a vu Death In Vegas décliner au point de disparaître totalement. Sept ans plus tard, Richard Fearless nous revient seul de New York, avec l’humilité du débutant. En net regain de créativité, ce producteur incroyable renoue avec un propos initial qui alimentait la pop de subtils éléments électroniques. On se laisse bercer par des compositions aux accents délicieusement psychédéliques, qui n’hésitent pas à virer au rock hautement électrifié, à la manière des Stooges, au point de tout aspirer comme un ultime trou noir. (E.A.)


El Rego, Daptone

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Les sources de l’afro-beat sont multiples. Bon nombre de compilations rendent compte du foisonnement des expériences menées à la fin des années 60 et au début des années 70. Les collectionneurs ne cessent d’exhumer des perles, à l’image de Mark Grossman, parti sillonner l’Afrique de l’Ouest sur les traces d’El Rego, considéré au Bénin comme le Godfather de l’afro soul. Il résulte de cette belle quête personnelle une première sélection de douze titres qui restitue à ce pionnier sa vraie dimension dans toute la diversité de ses explorations : rythmes traditionnels, afro-blues, afro-beat et funk. Le tout est signé chez Daptone, un label qui décidément s’interroge sur ses filiations propres. (E.A.)


Bouli Lanners, Child of nature

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Dans Les Géants, trois mômes se retrouvent livrés à eux-mêmes à la campagne. Dans ce film qui prend des allures de conte moderne, ils errent dans la forêt en quête de repères. Rencontre avec le réalisateur Bouli Lanners et l’un de ses jeunes acteurs Zacharie Chasseriaud.

Lire la suite : Bouli Lanners, Child of nature

Etoile Rouge, Burgeas et Toulhoat

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Nous sommes ici dans une histoire parallèle à Block109, l’incontournable one shot de l’année dernière, qui relate l’assassinat d’Hitler et la domination allemande des années qui suivront. Dans Etoile Rouge, l’armée russe résiste tant bien que mal à la Luftwaffe, l’armée de l’air nazie. Les Soviétiques, dans des avions rudimentaires, doivent contrer les offensives des appareils dernier cri du camp d’en face. Dans leurs rangs, une poignée de pilotes français, pas forcément très motivés à se battre, mais qui font preuve d’un courage et d’une habilité hors norme, ce qui leur vaut d’être épargnés par leurs supérieurs russes, malgré quelques frasques. Le graphisme est époustouflant, les personnages attachants, et l’on referme cette BD avec un peu de tristesse. Un peu à cause de la fin de l’histoire. Et aussi parce qu’on aurait aimé que ça dure plus longtemps.( S.R.)

Etoile Rouge, de Burgeas et Toulhoat – Akileos

www.akileos.com

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