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D’une fraîcheur incroyable, ce joli conte plonge le téléspectateur dans le monde d’un petit garçon universel dont les astuces et le petit air canaille sentent bon l’insouciance de l’enfance. Stefek, du haut de ses dix ans, aime regarder passer les trains et se prendre pour un grand. Deux soldats de plombs logent dans ses poches, gardiens d’une ingéniosité dont la sœur aînée fait parfois les frais. La vie n’est pas sans soucis dans son petit village de Pologne, mais on les oublie vite car en forçant le destin ou son copain la chance, tout devient possible. Les acteurs sont remarquables de naturel et les paysages doux comme le printemps (en été). Ajoutez à cette recette une musique bienveillante, rythmée et parfois presque cocasse et sous vos yeux prend vie une histoire merveilleusement ficelée, teintée de rêve. Ce film tourné vers l’Est n’est donc pas réservé à un public polonais, slaves et autres buveurs de vodka. Loin des clichés, il montre un autre visage de la Pologne, ou du moins une facette que l’on ne s’attend pas forcement à découvrir, belle, imparfaite et authentique. Soyez assurés de l’effet de ce film sur votre humeur. Bravo à Andrzej Jakimowski, réalisateur qui a réussi haut la main son tour de passe-passe (traduction littéraire du titre polonais). Il démontre que la vie en Pologne, comme ailleurs, peut toujours être simple et douce, pourvu qu’on y croit. (G.M.)
Rencontre publique au cinéma Star à Strasbourg avec Andrzej Jakimowski, réalisateur du Conte d'été polonais :
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